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La coronarographie est un examen d’imagerie qui permet d’évaluer exhaustivement l’état des artères coronaires, par injection d’iode in situ, en intra artériel, au niveau du coeur et des artères coronaires – l’iode prenant le contraste sous les rayons X déclenchés par l’imagerie, et dessinant des artères contrastées et «noires» dont on peut suivre les contours ainsi que la lumière interne.

L’examen est réalisé en atmosphère confinée et chirurgicale, dans une salle dédiée et spécifique. Le patient doit être à jeun depuis quatre heures, l’injection d’iode pouvant parfois déclencher des nausées désagréables.

 

 

Pour aller jusqu’à l’entrée des artères coronaires, la voie d’abord privilégiée est celle de l’artère radiale, ou de l’artère fémorale. Là, un cathéter rigide est installé, par lequel les sondes vont cheminer au bon gré de l’opérateur.

Les sondes sont spécialement étudiées pour le trajet et l’abouchement. Elles mesurent en diamètre entre 1.3 et 2mm pour ce seul examen de diagnostic.

Le patient est allongé dans une position la plus confortable possible, et il se doit de rester immobile. L’anesthésie est locale, et une légère anxiolyse médicamenteuse peut être réalisée chez les personnes les plus angoissées.

L’examen est globalement indolore.


 

Il est utile pour faire le diagnostic de lésion coronaire, ou pour l’infirmer.

Une lésion dessinera des irrégularités «en sablier» par rapport à la linéarité et au parallélisme des parois coronaires normales.

La topographie et l’accessibilité des lésions coronaires, la multiplicité des atteintes, la tortuosité des vaisseaux, la présence de calcifications, la chronicité de la pathologie coronaire, signeront le pronostic pour un patient donné, par ailleurs pris en charge dans sa globalité au regard du reste de sa physiologie.

La coronarographie peut être réalisée en «ambulatoire». Les complications éventuelles de l’examen sont rares (moins de 1% des cas). Elles peuvent être décrites par l’opérateur, mais elles concernent principalement des complications aux voies d’abords, avec un risque la plupart du temps bénin de thrombose de l’artère radiale ou d’hématome du creux axillaire au niveau de l’artère fémorale.

Pour les patients allergiques aux produits iodés, il convient de le signaler: l’examen n’est pas contre indiqué, et une prémédication efficace anti-allergique sera simplement préconisée.