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Le suivi thérapeutique et le sérieux apporté au suivi sont les garanties d’une bonne prise en charge. C’est un équilibre entre le soucis juste de sa maladie et la défiance vis à vis d’une déresponsabilisation du patient qui formera désormais la trame du quotidien.

Il importe avant tout de bien suivre les recommandations médicales: ce n’est pas parce qu’une artère est reconstruite qu’elle est guérie par exemple. Le praticien a pallié à une dysfonction, mais cette cure n’est au mieux que temporaire. Pour un patient atteint de pathologie cardiaque, la probabilité de récurrence est supérieure à la probabilité de l’apparition d’une maladie cardiaque de novo pour un sujet tout venant.

Pourtant, il n’y a pas de fatalité – ou pas plus qu’à l’habitude. Hormis quelques gestes qui deviendront bien vite routiniers – prise de médicaments, exercice, surveillance hygiéno diététique – les patients peuvent réapprendre à vivre normalement.

Il ne s’agit pas de faire abstraction, mais bien de faire avec. De la meilleure façon possible. Pour soi comme pour les autres. Sans se décourager. En parfaite conscience de ses capacités. Et souvent l’on ressort des moments difficiles de la cure mieux conscient de ses limites et de ses aspirations, de ses besoins, mieux à l’écoute des nécessités de son corps et de son être.

Le suivi doit être ainsi conduit sereinement et en pleine confiance avec son médecin thérapeute.

Les visites de contrôle chez le cardiologue seront espacées mais maintenues, au rythme imposé par la prise en charge.

Les patients doivent veiller à avoir toujours suffisamment de médicaments devant eux pour ne pas en manquer, ce qui pourrait avoir des conséquences fort fâcheuses.

Les contrôles comprendront les mesures de électrocardiogramme, de la tension artérielle, de l’échographie cardiaque. Encore, épreuve d’effort, scintigraphie myocardique, scanner, IRM et examens plus invasifs peuvent être diversement employés en fonction de la pathologie et de la symptomatologie.

La surveillance et la prise en charge des facteurs de risque est essentielle: contrôle du cholestérol à l’aide de règles hygiéno-diététiques simples et/ou de médicaments, contrôle du diabète, de l’hypertension artérielle, arrêt du tabac, prise en charge psychologique pour gérer le stress.